mercredi 6 mai 2009

Des clowns rassurants

Murielle Chatelier
Le Journal de Montréal

En plus d’émerveiller les patients et de mettre un baume sur leurs douleurs, la présence des clowns thérapeutiques dans les hôpitaux détend aussi le personnel soignant.

Réalisée dans le cadre d’un projet pilote, une étude conjointe entre le département de radio-oncologie de l’hôpital Notre-Dame et l’organisme Dr Clown dévoile que les médecins et les infirmières sont moins stressés au contact des clowns-docteurs.

Résultats positifs

«Les résultats préliminaires de cette étude montrent que nos interventions à Notre-Dame ont eu un impact positif sur le personnel soignant», soutient Florence Vinit, la directrice psychosociale de l’organisme Dr Clown, en précisant que l’étude ne sera disponible que dans quelques semaines.

Selon elle, 60 % des employés ont trouvé que la présence de ces clowns a été bénéfique pour leur département, et 67 % y ont trouvé un bénéfice à un point de vue personnel.

«Parmi les commentaires recueillis, plusieurs ont mentionné que leur climat de travail a été allégé et qu’ils étaient de meilleure humeur», note la spécialiste.

Une formule qui plaît

L’organisme, qui oeuvre principalement dans des centres d’hébergement pour personnes âgées et dans des hôpitaux pour enfants, compile aussi depuis 2001 des bilans d’évaluation de la satisfaction des employés.

Du côté des centres d’hébergement, 52 % se disent ravis du travail de ces artistes qui usent d’humour, d’imaginaire et de tendresse pour détendre les patients, et 71 % souhaitent que cette expérience se poursuive.

En pédiatrie, la présence des clowns semble être plus que souhaitable. Plus de 97 % du personnel soignant aimerait que ce projet continue.

«Les clowns aident à établir une meilleure relation entre le médecin et l’enfant qu’il soigne», explique Mme Vinit.

«Par exemple, après les piqûres, le clown les accompagne tous les deux, et quand le médecin sourit avec l’enfant, il est perçu autrement que le "soignant qui fait juste mal".»

Du rire pour les employés

Avec ces résultats, l’organisme souhaite faire des interventions plus globales, où le personnel soignant sera pris en considération. «On a des retours qui nous disent que c’est important pour eux», affirme Mme Vinit.

Les 23 clowns thérapeutiques de l’organisme Dr Clown visitent chaque semaine huit centres d’hébergement et trois hôpitaux pour enfants.

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